• Les Lumières en héritage

    Héritiers de la Pensée des Lumières, nous sommes soucieux de préserver la laïcité dans notre tradition républicaine. Nous nous élevons contre les allégations du candidat NS à la présidence de la République. Il prétend que la France détient un héritage de 2000 ans et que nos racines sont chrétiennes. En usant de l'argument religieux en politique, en privilégiant une confession bien désignée – la catholique – pour en vanter l'exclusivité et en soutenant trompeusement que la laïcité a incorporé cette religion depuis longtemps (cf. Le Monde du 19 avril 2007), NS dénature la question et la banalise. Ce faisant, il opère un transfert de sacralité et rompt donc gravement avec les statuts de la République. Devant une telle dérive, nous nous sommes constitués en un Collectif pour la défense d'une question qui touche et qui implique chaque citoyen.
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    Au soir du résultat de la présidentielle française, nous avions reçu plus de 400 signatures. Aussi, nous continuons d'accueillir sur ce blog les signataires qui veulent encore nous rejoindre. Et nous remercions, bien sûr, tous ceux et toutes celles qui ont déjà répondu. La question de la laïcité a été mise à mal dans les discours durant la campagne. La laïcité est en péril. Les médias n'en n'ont guère fait mention. C'est pourquoi nous poursuivons une réflexion sur ce thème. Une réflexion qui intéresse, non seulement la France, mais l'Europe en premier chef. Le quotidien belge "Le Soir" l'a bien compris qui a immédiatement accepté de publier notre article dans ses colonnes le 3 mai 2007. Nous tiendrons les signataires informés de la suite de notre initiative et des débats publics que nous organiserons.
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Brèves

Visite du pape Benoît XVI en France
PARIS (AFP) – 12/09/08 21:25. Au 1er jour de sa visite, Benoît XVI soutient Sarkozy sur la laïcité ouverte
Le pape Benoît XVI a soutenu vendredi à Paris le concept controversé de « laïcité positive », prôné par le président français Nicolas Sarkozy, avant d’aller à la rencontre des chrétiens à la cathédrale Notre Dame, au premier jour d’une visite très dense en France.

Alors que la nuit tombait sur Paris, le pape a célébré les vêpres et prié pour « l’unité de l’Eglise » à Notre Dame avant de s’adresser, souriant, aux jeunes croyants à qui il a demandé de « porter la bonne nouvelle ».

« N’ayez pas peur », a lancé le pape, reprenant des mots célèbres de son prédécesseur, Jean Paul II, plus connu -et pour le moment plus apprécié- que lui en France, déclenchant les applaudissements.

Quelque 40.000 fidèles étaient réunis au coeur de la capitale pour suivre les propos du pape retransmis sur des écrans géants.

Ce voyage de quatre jours de Benoît XVI en France, le premier de son pontificat, avait auparavant débuté sur une note plus « politique » lors d’un discours devant Nicolas Sarkozy et le gouvernement à l’Elysée.

« En ce moment historique où les cultures s’entrecroisent, une nouvelle réflexion sur le vrai sens et l’importance de la laïcité est devenue nécessaire », a déclaré, en français, Benoît XVI.

Il a jugé fondamental d’ »insister sur la distinction entre politique et religieux » mais souligné « la fonction irremplaçable de la religion pour la formation des consciences et la contribution qu’elle peut apporter, avec d’autres instances, à la création d’un consensus éthique fondamental dans la société ».

Ces déclarations constituent une réponse de Benoît XVI aux thèses développées par Nicolas Sarkozy, depuis son déplacement au Vatican en décembre 2007. Le président français cherche à faire évoluer la stricte laïcité à la française, qui institue une séparation rigide entre la religion et l’Etat, au grand dam du camp laïc, sur un sujet qui reste très passionnel en France.

« Nous assumons nos racines chrétiennes », a réitéré le président français, devant le souverain pontife.

« Ce serait une folie de nous priver (des religions, ndlr), tout simplement une faute contre la culture et contre la pensée. C’est pourquoi j’en appelle à une laïcité positive », a ajouté M. Sarkozy, qui revendique ses convictions catholiques.

Il a ajouté cependant que la France est « multiple » et redit sa volonté « de tout faire pour que nos compatriotes musulmans puissent vivre leur religion à égalité avec toutes les autres », a-t-il ajouté. Les musulmans sont 5 millions et forment la deuxième religion en France.

L’opposition de gauche et le camp laïc ont critiqué l’accueil réservé au pape par M. Sarkozy, estimant que le chef de l’Etat ne devait pas évoquer ses « convictions personnelles » sur la religion et rester le garant de la laïcité.

« Pour la première fois dans l’histoire de la France républicaine, un pape et un président de la République affichent une politique commune », a regretté le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon.

En un geste symbole, M. Sarkozy s’était rendu en personne à l’aéroport d’Orly pour accueillir le pape, accompagné de sa femme, Carla. Les cloches de Paris ont sonné pour saluer l’arrivée du souverain pontife.

Autre temps fort de cette journée, le pape a pris la parole au Collège des Bernardins, magnifique édifice cistercien du XIII siècle.

Là, devant quelque 700 membres du monde de la culture, ainsi que quelques représentants de la communauté musulmane, il a délivré un discours théologique très complexe, mais où il a mis au passage en garde contre une « culture purement positiviste » qui signifierait la « capitulation de la raison ».

Le pape a évoqué le risque, dans l’interprétation de la Bible, d’un glissement vers « le fanatisme et l’arbitraire ». Il a fait référence aux « deux pôles que sont, d’un côté, l’arbitraire subjectif, de l’autre le fanatisme fondamentaliste ».

Samedi matin, le pape célèbrera une messe sur la place des Invalides, devant 200.000 personnes avant de se rendre à Lourdes (sud-ouest) en cette année anniversaire de la première des apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous, il y a 150 ans.

 

Benoît XVI à Paris (Reuters, Vendredi 12 septembre, 16h03)

Benoît XVI et Nicolas Sarkozy ont insisté vendredi sur le rôle de la religion dans la société, au risque de relancer une polémique sur la question de la laïcité, très sensible en France. Après un entretien privé avec le pape, au Palais de l’Elysée, le président français a de nouveau défendu, devant lui, sa conception d’une « laïcité positive ».Il est « légitime pour la démocratie et respectueux pour la laïcité de dialoguer avec les religions », a-t-il dit en présence de plusieurs centaines de personnalités religieuses et politiques, dont le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë. Les religions, dont le christianisme, sont « des patrimoines vivants de réflexion et de pensée, pas seulement sur Dieu mais aussi sur l’homme, sur la société », et même sur « la nature et la défense de l’environnement », a-t-il poursuivi.

Ce serait une « folie » et « une faute contre la culture et contre la pensée » de s’en priver, a-t-il ajouté. « C’est pourquoi j’en appelle une nouvelle fois à une laïcité positive (…) Une laïcité qui respecte, une laïcité qui rassemble, une laïcité qui dialogue et non une laïcité qui exclut et qui dénonce. »

La « doctrine sociale de l’Eglise » est « en parfaite résonnance » avec les enjeux de l’économie mondialisée et il faut entendre ce qu’elle a à dire à ce sujet, a estimé le président.

Il a fait valoir que l’Eglise n’avait de cesse de défendre la « dignité humaine » et a justifié au nom de cette dignité des personnes le Revenu social d’activité, qui fait grincer bien des dents dans sa majorité, la création d’un contrôleur général des prisons ou sa politique d’immigration.

De même, les questions de bioéthique « ne peuvent rester l’affaire des seuls experts », a-t-il dit. Il a annoncé que les « traditions religieuses et philosophiques » seraient invitées à participer l’an prochain aux Etats généraux de la bioéthique.

La quête de spiritualité n’est un danger ni pour la démocratie, ni pour la laïcité, a insisté le chef de l’Etat, qui a cependant évité d’user de formules par trop provocantes aux oreilles des tenants d’une laïcité stricte.

« RACINES CHRÉTIENNES »

Le 20 décembre 2007, dans un discours au palais de Latran à Rome, il n’avait pas pris de tels gants pour évoquer sa conception de la « laïcité positive ».

« Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur », avait-il alors lancé.

Rien de tel cette fois, même s’il a de nouveau évoqué les « racine chrétiennes de la France » – « Oui, la France est multiple (…) mais nous assumons nos racines chrétiennes ».

« L’histoire suffit à le montrer », a répondu en écho Benoît XVI qui lui a apporté implicitement son soutien en plaidant pour « une nouvelle réflexion » sur « le vrai sens » de la laïcité ».

Le pape a jugé « fondamental » d’insister sur la distinction entre le politique et le religieux pour « garantir aussi bien la liberté religieuse des citoyens que la responsabilité de l’Etat envers eux ».

Mais il est tout aussi fondamental de « prendre une conscience plus claire de la fonction irremplaçable de la religion pour la formation des consciences et de la contribution qu’elle peut apporter (…) à la création d’un consensus éthique » dans la société, a ajouté le souverain pontife.

Venu de la gauche, laïc et agnostique déclaré, le secrétaire d’Etat à la Prospective, Eric Besson, n’a rien trouvé à redire au discours du président de la République.

« Ce qu’a dit Nicolas Sarkozy me convient parfaitement », a-t-il dit à des journalistes à l’issue des deux allocutions. « Si on veut lutter contre ce que certains ont appelé le choc des civilisations, il faut absolument dialoguer avec les religions. »

Le chef de l’Etat a offert à Benoît XVI une édition originale du recueil des « Lettres provinciales » de Pascal, une lithographie de Belliard représentant Mozart, l’un des compositeurs préférés du pape.

Avant lui, les présidents Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac avaient aussi reçu, en leur temps, le pape à l’Elysée.

Emmanuel Jarry, édité par Pascal Liétout

 

PARIS (AFP) – Mercredi 20 février, 19h32 – Sectes. Bien que démentis par l’intéressée, les propos tenus par la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, sur les sectes, et maintenus par « VSD », ont provoqué un tollé mercredi, alors que le camp laïc s’inquiétait déjà des propos du chef de l’Etat sur la religion.

Selon l’hebdomadaire « VSD », Emmanuelle Mignon aurait affirmé qu’ »en France, les sectes sont un non-problème », qualifiant de « scandaleuse » la liste des organisations sectaires établie en 1995 par une commission d’enquête parlementaire. La Scientologie y figure en tant qu’organisation sectaire.

« La Scientologie, je ne les connais pas, mais on peut s’interroger », déclare à ce sujet Mme Mignon dans « VSD ». « Ou bien c’est une dangereuse organisation et on l’interdit, ou alors ils ne représentent pas de menace particulière pour l’ordre public et ils ont le droit d’exister en paix ».

Evoquant la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), Mme Mignon lâche, selon « VSD »: « A part publier des rapports annuels, la Miviludes ne fait rien ».

« Je n’ai jamais tenu les propos qui me sont prêtés par l’hebdomadaire VSD, selon lesquels ‘les sectes seraient un non-problème en France’ », a réagi mercredi Mme Mignon dans un communiqué.

Simplement, « j’ai rappelé la position constante de Nicolas Sarkozy sur ce sujet », explique-t-elle. « Soit ces mouvements et ces groupes troublent l’ordre public et abusent de la faiblesse psychologique des personnes, et dans ce cas ils doivent être poursuivis et sanctionnés -les moyens de rendre plus efficaces ces poursuites sont d’ailleurs à l’étude. Soit ils ne troublent pas l’ordre public et respectent les personnes, et ils doivent alors pouvoir exister normalement conformément au principe de la liberté de conscience ».

Dans un communiqué publié dans la foulée, la rédaction de VSD a « confirmé que les propos cités dans l’entretien ont bien été tenus ».

Interrogée par l’AP, Catherine Picard, présidente de l’Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu victimes de sectes (UNADFI), s’est déclarée « atterrée », réclamant « une clarification au Premier ministre » François Fillon sur l’avenir de la Miviludes. Interrogé sur le sujet, on expliquait mercredi à Matignon que, « pour l’heure, il n’y a pas de remise en cause du caractère interministériel de la Miviludes ».

Mme Mignon « semble moyennement informée sur le sujet », a déploré Mme Picard. « Ces mouvements sont des mouvements totalitaires qui asservissent l’individu », a-t-elle rappelé, soulignant qu’il existait un « véritable consensus » droite-gauche en France sur le sujet.

Dans son communiqué, Emmanuelle Mignon « sous-entend que les sectes peuvent ne pas troubler l’ordre public et respecter les personnes », s’est étonné quant à elle la député socialiste Annick Lepetit dans un communiqué. « Pourtant, nous savons que les sectes sont dangereuses. Les commissions d’enquête, le travail des associations, des parlementaires, de la MILS devenue la Miviludes ont permis d’étudier le phénomène sectaire et de le combattre. Ce travail doit continuer », plaide-t-elle.

L’ancien ministre socialiste de l’Intérieur Daniel Vaillant a aussi dénoncé dans un communiqué des propos « inadmissibles et inquiétants, s’ils ont été tenus ». « Ces déclarations confirment que depuis l’élection de M. Sarkozy, le combat contre les mouvements sectaires est sérieusement menacé dans notre pays », estime-t-il. « Aujourd’hui, des conseillers du président vont jusqu’à banaliser des mouvements tels que la Scientologie ».

Nicolas Sarkozy avait déjà été critiqué en 2004 pour avoir reçu l’acteur Tom Cruise, membre éminent de l’Eglise de scientologie, alors qu’il était ministre de l’Economie.

Le président du MoDem François Bayrou a de son côté jugé « infiniment troublants » les propos d’Emmanuelle Mignon sur la Scientologie. « Une des plus proches du président de la République évoque officiellement une réhabilitation de la Scientologie », s’est-il inquiété. « Tout ça, ça commence à faire trop! On nous surcharge de discours sur la religion et ce n’est pas le rôle de l’Etat de parler de la religion ».

« Il me semble que dans les mois à venir l’ensemble du camp laïc va devoir descendre dans la rue pour exprimer cette nécessité et cet impératif » de laïcité, a aussi estimé le député socialiste Julien Dray dans « Questions d’Info » LCP-France Info.

« Mme Mignon parle d’une organisation qui a déjà eu maille à partir avec la justice de notre pays » pour « escroquerie », a rappelé Alain Gest, député UMP spécialiste des sectes, interrogé par l’AP. « Elle méconnaît totalement la réalité du phénomène sectaire en France ». Car « la très large majorité des organismes à caractère sectaire n’ont aucun lien, ni de loin ni de près, avec une pseudo-doctrine religieuse. Donc évoquer la religion de conscience n’a aucun sens ».

Quant à la liste de 1995, « c’est la police qui l’a établie », avant que les parlementaires ne la reprennent à leur compte. « Nous avons bien travaillé depuis 12 ans » et « c’est bien pour ça que les mouvements sectaires demandent la suppression de la Miviludes ».

PARIS (AFP) — 13 février 2007 – Dîner du CRIF. Le président Nicolas Sarkozy a défendu sa conception de la laïcité mercredi au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), regrettant que ses discours de Latran et de Ryad aient donné lieu à des « approximations, amalgames et raccourcis ».
M. Sarkozy était l’invité d’honneur du dîner du Crif aalors que, les autres années, ce rôle revient au Premier ministre.Cette année, un millier de convives étaient rassemblés au pavillon d’Armenonville de Boulogne.
Outre François Fillon et une vingtaine de membres du gouvernement, étaient également présentes des personnalités de gauche (Bertrand Delanoë, Jean-Paul Huchon, et Ségolène Royal arrivée ostensiblement après les discours, Marie-George Buffet, Robert Hue), une quinzaine d’ambassadeurs, dont la déléguée générale de Palestine, Hind Khoury.
Revenant sur la polémique née de ses propos sur la « laïcité positive », M. Sarkozy a affirmé: « jamais je n’ai dit que la morale laïque était inférieure à la morale religieuse (…) Je défends l’idée que les deux morales sont complémentaires ». »Et jamais je n’ai dit que l’instituteur était inférieur au curé, au rabbin ou à l’imam pour transmettre des valeurs. Mais ce dont ils témoignent n’est tout simplement pas la même chose. Le premier témoigne d’une morale laïque, faite d’honnêteté, de tolérance, de respect. Que ne dirait-on pas d’ailleurs si l’instituteur s’autorisait à témoigner d’une morale religieuse ? Le second témoigne d’une transcendance dont la crédibilité est d’autant plus forte qu’elle se décline dans une certaine radicalité de vie », a-t-il dit.
A la basilique Saint-Jean de Latran à Rome, le 20 décembre, M. Sarkozy avait déclaré que « dans la transmission et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur ».
« Le drame du XXème siècle n’est pas né d’un excès de l’idée de Dieu, mais de sa redoutable absence », a-t-il également souligné. »Si les religions sont impuissantes à préserver les hommes de la haine et de la barbarie, le monde sans Dieu, que le nazisme et le communisme ont cherché à bâtir, ne s’est pas révélé tellement préférable », a-t-il ajouté.
PARIS, 25 jan 2008 (AFP) – Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, chargée des Cultes, a donné vendredi le coup d’envoi d’un aménagement de la loi sur la laïcité de 1905, appelé de ses voeux par Nicolas Sarkozy, en le justifiant au nom de l’évolution de la société et d’une laïcité « tolérante ». Les références aux « racines chrétiennes » de notre société, la prééminence du curé sur l’instituteur, avaient fortement ému les défenseurs de la laïcité, inscrite dans la Constitution de 1958 (« La France est une République indivisible, laïque, démocrate et sociale »). Mais dans une interview à La Croix vendredi, Mme Alliot-Marie estime que ces derniers une « conception archaïque, voire sectaire de la laïcité ». Depuis la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’Etat, argumente-t-elle, « la société a changé » et « certaines modalités de la loi, qui créent des entraves à l’exercice des cultes, doivent être adaptées ». Elle cite le cas des carrés confessionnels des cimetières, ces espaces où se regroupent pour l’éternité les juifs avec les juifs, les musulmans avec les musulmans, les athées avec les athées, etc. Selon les autorités religieuses, et aussi les services des pompes funèbres, les carrés juifs sont pleins et les carrés musulmans inexistants ou insuffisants, selon les communes. La création de nouveaux « carrés » est laissée à l’appréciation du maire -tout comme l’attribution de terrains pour la construction de lieux de culte- et il n’y a pas de règle unique applicable partout en France. L’autre point aménageable de la loi concernerait le statut respectif des associations cultuelles et cultuelles, leur habilité à recevoir des financements publics, leur statut fiscal, etc. L’Unadfi (Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu) s’en alarme, y voyant un risque de reconnaissance aux mouvements sectaires du statut cultuel. « Nous avons probablement besoin de repréciser ce que sont les dérives sectaires et leurs qualifications pénales », estime Mme Alliot-Marie. Selon la loi de 1905, l’exercice du culte doit se faire « sans trouble à l’ordre public ». Et la question est de définir le trouble à l’ordre public. Par exemple le refus des transfusions sanguines par les Témoins de Jéhovah en fait-il partie ? La ministre rappelle que « les Français sont attachés à la conception d’une laïcité tolérante ». En revanche, selon un récent sondage (OpinionWay pour le Figaro Magazine) 73% d’entre eux ne sont pas d’accord avec les propos de Nicolas Sarkozy selon lequel « dans la transmission des valeurs, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé ». Cette affirmation a aussi fait bondir Régis Debray, qui publie dans le Monde une tribune intitulée « Malaise dans la civilisation ». « Faut-il, parce que les lendemains ne chantent plus, remettre aux détenteurs d’une Vérité unique le monopole du sens et de la dignité ? Entre la high-life et la vie consacrée, il y a le civisme », écrit-il. Les francs-maçons ont exprimé leurs « plus expresses réserves » après les discours de Rome et de Ryad de M. Sarkozy. Ils ont promis d’être « très vigilants » à propos des modifications de la loi de 1905. Il reste que cette loi a déjà subi une douzaine de modifications portant notamment sur le régime fiscal des associations, leur tutelle administrative, la désaffection d’édifices cultuels ou encore la simplification de la présentation des comptes annuel s. Si Mme Alliot-Marie ne dit pas précisément sur quoi porteront les « adaptations » envisagées, elle assure toutefois qu’ »il n’est pas question de rouvrir des querelles qui ont profondément divisé notre pays ».

PARIS, 8 juin 2007 (AFP) – Un prêtre nommé « chargé de mission » au ministère du Logement et de la Ville. Un prêtre catholique, Jean-Marie Petitclerc, a été désigné comme chargé de mission au sein du cabinet de Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville, a-t-on indiqué vendredi au cabinet de la ministre. Jean-Marie Petitclerc, 54 ans, polytechnicien mais aussi éducateur et théologien, a été nommé « chargé de mission à la coordination des acteurs locaux » « en raison de son expérience dans les quartiers », a indiqué le service de presse du ministère du Logement, même si cette nomination n’a pas encore été rendue officielle par une publication au JO. Le nouveau conseiller sera rattaché au pôle de la politique de la Ville. A sa sortie de Polytechnique en 1974, Jean-Marie Petitclerc, s’est orienté vers des études d’éducateur. Au cours d’une hospitalisation, il a découvert le personnage de Don Bosco, prêtre piémontais du XIXème siècle ayant consacré sa vie à la jeunesse, qui conçut une pédagogie novatrice et fonda la Congrégation de Saint François de Sales, plus connue sous le nom de Salésiens. Directeur depuis 1996 d’une association, le Valdocco, créée à Argenteuil (Val d’Oise), Jean-Marie Petitclerc a également été chargé de mission au cabinet du président du Conseil général des Yvelines, maire de Chanteloup-les-Vignes, Pierre Cardo (UMP). La nouvelle ministre du Logement Christine Boutin, qui a été vice-présidente du conseil général des Yvelines, a déjà eu l’occasion de travailler avec Jean-Marie Petitclerc lors de la rédaction d’un rapport sur l’exclusion et le délitement social dont elle avait été chargée en 2003 par le premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

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